Comparatif
Veilleor ou l’automate d’alerte à la population, que choisir
Beaucoup de communes considèrent le sujet réglé parce qu’elles disposent d’un système d’alerte à la population, un message qui part sur les téléphones abonnés en quelques minutes pour annoncer une inondation ou une coupure d’eau. C’est un bon dispositif, et Veilleor ne le remplace pas. Il répond à une autre question : joindre une par une les personnes inscrites au registre, et prouver ensuite que chacune l’a été.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Veilleor | l’automate d’alerte à la population |
|---|---|---|
| Objet du dispositif | Joindre une par une les personnes inscrites au registre | Diffuser un message identique à toute la population |
| Personnes visées | Les personnes âgées, handicapées ou isolées inscrites | Les habitants abonnés au service d’alerte |
| Sens de la communication | Un appel humain, avec une réponse attendue | Un message sortant, sans retour individuel |
| Preuve produite | Heure, issue et commentaire pour chaque tentative | Accusé de diffusion, sans état de la personne |
| Absence de réponse | Escalade paramétrée jusqu’à la visite à domicile | Aucune suite prévue, le message est réputé délivré |
| Contenu connu sur la personne | Autonomie, aidant, étage, clef, matériel médical électrique | Numéro et canal d’abonnement |
| Personne sans mobile ni internet | Appel sur ligne fixe, puis aidant, puis visite | Hors du dispositif si elle ne s’est pas abonnée |
| Usage entre deux alertes | Registre tenu toute l’année et campagne d’information | Dispositif dormant jusqu’au prochain événement |
| Document remis au préfet | Compte rendu par personne, par journée et par commune | Journal de diffusion des messages envoyés |
Deux problèmes qu’on confond souvent
Alerter, c’est prévenir tout le monde en même temps du même danger. Veiller, c’est s’assurer, personne par personne, que les plus fragiles vont bien. Le premier problème se mesure en minutes et en taux de couverture, le second se mesure en fiches restées sans contact abouti à dix sept heures. Un automate résout admirablement le premier. Il n’a jamais été conçu pour le second, et on ne peut rien lui reprocher sur ce terrain.
La confusion coûte cher parce qu’elle donne un sentiment de couverture. Le message est parti, l’accusé de diffusion existe, le dossier semble complet. Or la personne très âgée qui vit au deuxième étage sans ascenseur n’a peut être pas de téléphone mobile, ne s’est jamais abonnée au service, et n’a de toute façon pas la capacité de demander de l’aide par elle même. C’est exactement la personne pour laquelle le registre nominatif existe.
Ce qu’un accusé de diffusion ne prouve pas
Un journal de diffusion atteste qu’un message a été envoyé. Il n’atteste pas qu’il a été entendu, ni compris, ni qu’il y a eu une réponse. Devant une famille qui demande ce qui a été fait pour son père, le fait qu’un message vocal soit parti à onze heures ne dit rien. Ce qui dit quelque chose, c’est l’heure d’une tentative d’appel, le nom de l’agent qui l’a passée, l’issue de cette tentative et la décision qui a suivi.
La différence est aussi celle du sens de la communication. Un appel humain attend une réponse, la personne décroche ou non, et cette absence de réponse est en elle même une information qui déclenche une suite. Une diffusion de masse ne produit aucune information de retour individuelle, donc aucune escalade possible. Elle ne saura jamais dire que trois personnes n’ont pas décroché deux fois, ni qu’il faut aller sonner à leur porte.
Les deux ensemble, dans le même plan communal de sauvegarde
Le bon montage est simple, l’automate prévient la population, le registre organise le contact individuel des personnes inscrites. Le premier va vite et large, le second va lentement et profond. Dans un plan communal de sauvegarde bien écrit, les deux apparaissent à des endroits différents, avec des responsables différents et des preuves différentes à verser au dossier au moment du retour d’expérience.
Le compte rendu demandé après l’épisode porte d’ailleurs sur les deux volets. D’un côté la diffusion, quel message, à quelle heure, à combien d’abonnés. De l’autre la veille, combien de personnes inscrites, combien jointes, combien de visites déclenchées, combien de situations signalées au maire. Une commune qui ne peut produire que le premier volet a fait la moitié du travail, et c’est presque toujours la moitié la plus facile.
Quand l’alternative reste le bon choix
Si votre besoin de l’année est de prévenir neuf mille habitants d’une rupture de distribution d’eau potable en dix minutes, l’automate d’alerte est le bon outil et Veilleor ne le remplacera pas, nous ne diffusons aucun message de masse à la population. De la même façon, si votre commune n’a pas encore de canal d’alerte et qu’un seul arbitrage budgétaire est possible cette année, commencez par le canal d’alerte. Le registre nominatif viendra ensuite, et les deux cohabiteront sans se gêner.
Le verdict
Ce ne sont pas deux produits concurrents, ce sont deux moitiés d’un même plan. L’automate couvre la population et laisse une trace d’envoi. Le registre couvre les personnes fragiles et laisse une trace d’action, personne par personne. La question à poser en bureau de CCAS n’est donc pas laquelle des deux choisir, mais laquelle des deux vous manque, et c’est presque toujours la seconde.
Questions frequentes
- Veilleor envoie t il des messages à toute la population ?
- Non, jamais. Nous ne diffusons aucune alerte de masse et nous ne remplaçons aucune application d’information citoyenne. Veilleor organise le contact humain avec les personnes inscrites au registre nominatif, un appel après l’autre, et il en garde la preuve horodatée. Si vous cherchez un canal de diffusion vers l’ensemble des habitants, ce n’est pas notre métier et nous vous le dirons dès la démonstration.
- Peut on utiliser les deux dispositifs le même jour ?
- Oui, et c’est la situation normale dans une commune bien équipée. Les listes ne sont pas les mêmes, l’abonnement au canal d’alerte est ouvert à tous les habitants, le registre nominatif ne contient que les personnes qui ont demandé leur inscription. Les fiches du registre restent cloisonnées et ne sont jamais versées dans un outil de diffusion, ce qui est la règle de confidentialité attendue.
- Le compte rendu couvre t il aussi la diffusion d’alerte ?
- Non. Notre compte rendu porte sur le volet veille, personne par personne, avec l’heure de chaque tentative, l’issue et les escalades décidées. Le journal de diffusion de votre automate reste produit par votre automate. Les deux documents se versent côte à côte au dossier de retour d’expérience, et c’est cette juxtaposition que la préfecture attend le plus souvent.
Veilleor ou l’automate d’alerte à la population, que choisir
Ce ne sont pas deux produits concurrents, ce sont deux moitiés d’un même plan. L’automate couvre la population et laisse une trace d’envoi. Le registre couvre les personnes fragiles et laisse une trace d’action, personne par personne. La question à poser en bureau de CCAS n’est donc pas laquelle des deux choisir, mais laquelle des deux vous manque, et c’est presque toujours la seconde.